Dossier

C’est du sport, mais c’est essentiel !

Le 25/10/2019
par CMA l'Alsace
Olivier Wipf s’est lancé à l’assaut du marché suisse dès son déménagement à Liebsdorf (68), en 2010.
Partager :

Olivier Wipf s’est lancé à l’assaut du marché suisse dès son déménagement à Liebsdorf (68), en 2010.
Ce menuisier, spécialisé dans les escaliers et les portes d’intérieur, y réalise désormais la moitié de son chiffre d’affaires. Sa plus-value ? « Mon expérience et la qualité alsacienne reconnue ! » Rodé « à la paperasse », l’artisan admet que travailler en Suisse suppose une bonne organisation : « La déclaration d’annonce se fait 8 jours avant l’intervention (pour m’annoncer comme travailleur détaché) ; parallèlement, je dois être muni d’un formulaire A1 fourni par la Sécurité sociale ; un transitaire me prépare ensuite les papiers pour le dédouanement (le passage avec du matériel transformé aux douanes prend environ 1 heure, facturée aux clients) ; ce transitaire me facture alors sa prestation et la TVA suisse (variable selon le cours du franc suisse, refacturée aussi au client)… » Depuis 2018, au-delà d’un certain seuil de chiffre d’affaires, il est nécessaire de faire appel aux services d’un représentant fiscal suisse (l’équivalent du comptable français) et un numéro de TVA suisse est aussi obligatoire, ainsi que de déposer une caution à l’administration fiscale suisse (variable selon le CA réalisé en Suisse). « C’est du sport, mais c’est un marché essentiel pour moi ! »

Olivier Wipf - Escaliers Wipf Olivier

Partager :