Réforme

Avenir Pro : ce qui change pour le secteur artisanal

Le 02/07/2019
par CRMA Nouvelle-Aquitaine
Insuffler davantage de liberté, développer les compétences par l’alternance, favoriser la mobilité professionnelle dans la reconversion, si la loi – dont les décrets d’application sont attendus – donne un appel d’air, elle contraint aussi. Explications.
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Apprentis plombiers en bleu de travail écoutant les instructions de leur maître d'apprentissage

La loi pour la Liberté de choisir son avenir professionnel (dite "Avenir Pro") du 5 septembre 2018 a pour but de multiplier le nombre de formations. Avec ce texte, le législateur apporte de la souplesse et de la flexibilité dans les parcours professionnels, y compris en ouvrant de nouveaux droits aux indépendants…


• Un Compte personnel de formation (CPF) pour tous

  • Chaque actif disposera sur son CPF de 500 € par an pour se former (5 000 € en dix ans), et 800 € pour les moins qualifiés (8 000 € en dix ans). Ce crédit attribué à tous les salariés pourra être utilisé sans intermédiaire, hors temps de travail.
  • Tous les profils sont concernés par la réforme, les personnes employées à mi-temps comme les personnes en situation de handicap.

• Plus de sécurité pour les indépendants

  • Les indépendants bénéficieront d’un premier filet de sécurité après une liquidation judiciaire avec une allocation de 800 € par mois durant six mois sans verser de cotisation supplémentaire.
  • Les indépendants accèdent au CPF.

• L’apprentissage favorisé 

  • Les jeunes pourront entrer en apprentissage jusqu’à 30 ans. Des places supplémentaires en apprentissage devraient être ouvertes.
  • 500 € d’aide au permis de conduire pour les apprentis majeurs.
  • + 30 € par mois pour les apprentis de moins de 20 ans en CAP ou Bac pro.
  • L’entrée en apprentissage sera plus flexible (possibilité d’entrée tout au long de l’année et de faire valoir ses acquis pour réduire la durée de la formation). 
  • 15 000 jeunes pourront chaque année partir en Erasmus pro en Europe d’ici 2022.

• Les entreprises mobilisées

  • Les entreprises de moins de 250 salariés qui forment des jeunes en CAP ou en Bac pro bénéficieront d’une aide unique pour plus de lisibilité.
  • Toutes les entreprises pourront ouvrir un CFA.
  • Mise en place d’un collecteur unique (Urssaf).

 

Delphine Saiveau, directrice  du CFA Le Moulin Rabaud à Limoges

 

Catherine Rolland, Déléguée régionale Nouvelle-Aquitaine Anfa.

 

Éric Thenevot CMA Interdépartementale Dordogne Gironde Lot-et-Garonne.

>> Consulter l'intégralité du texte : Loi du 5 septembre 2018 pour la Liberté de choisir son avenir professionnel

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